Comme le sarment est uni au cep

 

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Jésus employa cette expression « demeurez en moi, » après avoir prononcé la parabole du cep et des sarments. Cette admirable parabole nous donne la meilleure illustration de l'union que le Seigneur nous propose. Elle nous montre la nature de cette union.

 

Le cep et le sarment sont unis par une vie commune, non par une union simplement extérieure, temporaire, résultant du travail de l'homme. Le sarment naturel ou greffé n'existe que par l'intervention directe du Créateur qui fait circuler dans le sarment la vie, la sève, la vigueur du cep. De même, l’union du croyant avec son Sauveur n'est pas le résultat de la sagesse ni de la volonté humaine, mais d'un acte de Dieu qui établit la communauté de vie la plus intime et la plus complète entre son Fils et le pécheur. Dieu a envoyé dans nos coeurs l'Esprit de son Fils ! Le même Esprit qui a demeuré et qui demeure dans le Fils, devient le principe vital du croyant. Dans la communion de ce même Esprit, le croyant est un avec lui.

La parabole nous enseigne aussi la perfection de cette union. Entre le cep et le sarment, elle est si complète que l'un n'est rien sans l'autre et n'existe même qu'en vue de l'autre. Sans le cep, le sarment ne peut rien. C'est au cep qu'il doit sa place dans la vigne, sa vie et sa fécondité. Aussi le Seigneur dit-il « Sans moi vous ne pouvez rien faire. » Le croyant ne peut plaire à son Dieu que dans ce qu'il fait par la puissance de Christ habitant en lui. La sève du Saint-Esprit, qui lui est journellement communiquée, est sa seule force pour vivre et pour produire quelque fruit.

D'autre part, sans le sarment, le cep ne peut rien non plus. Il ne peut produire son fruit. Le sarment n'est donc pas moins indispensable au cep que le cep au sarment ; et là se manifeste la merveilleuse condescendance de la grâce de Jésus, qu'il se soit fait lui-même dépendant de ses disciples, comme ses disciples le sont de lui. Il a besoin d'eux pour dispenser ses bénédictions au monde. Il leur est indispensable dans le ciel pour produire leur fruit ; mais ils lui sont aussi indispensables sur la terre pour l'accomplissement de son oeuvre.

Il y a plus encore, avons-nous dit : comme l'un n'est rien sans l'autre, l'un n'existe qu'en vue de l'autre. Tout ce que le cep possède appartient au sarment. Il tire du sol sa nourriture et sa saveur en vue du sarment. Jésus dit : « Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée...Celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes...Je me sanctifie moi-même, afin qu'eux aussi soient sanctifiés. » Toute sa plénitude et ses richesses sont au croyant. Tout ce qu'il est dans le ciel, il l'est pour le croyant. Il se tient comme son représentant devant le Père.

Enfin tout ce qui est au sarment appartient au cep. Le seul mérite du sarment est d'être au service du cep, de porter des fruits qui témoignent de l'excellence du cep. Magnifique image de la vocation du croyant et de son entière consécration au service de son Seigneur. Il doit se sentir pressé de se donner complètement à Celui qui s'est donné le premier Son être entier, ses moindres pensées, tous ses sentiments appartiennent à son Sau­veur, afin que, par lui et pour lui, il puisse produire ses fruits. Quand on a sondé le sens de cette para­bole, on saisit la vraie force de ce comman­dement d'amour :

 

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Demeurez en moi...

 

Jésus, par cette image, nous donne à entendre par quels liens indissolubles et vivants il veut nous unir à lui. Il veut nous faire réaliser notre entière dépendance à son égard, et, en même temps, la richesse de vie qu'il met à notre disposition. Une fois à lui, tout ce qu'il possède nous appartient, et nous n'avons qu'à puiser abondamment.

 

 

 

 

  

Son intérêt, sa gloire, est que nous soyons des sarments productifs. Nous sommes incapables, mais il est Tout-Puis­sant ; nous sommes pauvres, mais il est riche. C'est pourquoi nous devons demeurer en lui, recevoir ses instructions, nous soumettre à sa lui, en nous confiant dans sa grâce, et en ses promesses; croire qu'il est le cep et nous ses sarments. Comment hésiter encore et ne pas accepter comme une bénédiction cette communion qui vous est offerte ? Jésus ne vous demande que cela. Croyez qu'une fois à lui, il vous portera comme le cep vigoureux porte le fai­ble sarment. Si vous demeurez en lui, il fortifiera votre foi en vous faisant pénétrer de jour en jour plus avant dans ce mystère de notre union avec lui, et il vous la rendra toujours plus facile.

 

 

Andrew Murray 

 

 

 

 

 

 

 



25/04/2014
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