Maintenant

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Dans la vie en Christ, l'habitude de vivre d'heure en heure est d'une importance si capitale, surtout au point de vue de la part que nous devons prendre dans cette vie de communion, que nous ne saurions trop y revenir; et à tous ceux qui désirent apprendre ce mode de vivre si béni, nous leur dirons d'emblée : le meilleur moyen d'y parvenir est de ne s'inquiéter que du moment présent. Chaque fois que votre attention est libre de se tourner vers Jésus, soit avec du temps pour réfléchir ou pour prier, soit seulement pour quelques secondes, que votre première pensée soit : Je suis maintenant en Jésus.

Ne perdez pas cet instant en vains regrets sur le passé ou en craintes pour l'avenir ; mais persuadez-vous que, pour le moment présent, vous êtes en Christ, non parce que vous le sentez, mais parce que vous le voulez. Ce n'est pas une question de sentiment, ni de progrès ou de force dans la vie chrétienne; il s'agit simplement de savoir si votre volonté est, pour le moment, de reconnaître la place qui vous est faite comme croyant, dans le Sauveur ; car si vous êtes un croyant, vous êtes en Christ, et c'est votre devoir de vous en rendre compte.

Une des forces de la vie de la foi est renfermée dans ce mot maintenant. Savoir faire l'expérience que maintenant, quelles que soient nos circonstances, l'oeuvre du salut s'accomplit en nous, que maintenant Jésus nous appartient et toutes choses en lui, que nous pouvons en disposer maintenant, tel est le secret du repos et de la victoire. Au lieu de chercher en vain à entrer dans un état d'âme durable qui vous permette de demeurer en Christ d'une manière permanente, commencez, par la foi, à y demeurer dans le moment présent. Jésus vous gardera pour le moment suivant, et vous arriverez par ce chemin à la communion de tous les instants.

La vie de communion permanente n'est pas un don qui nous soit fait en bloc ; il nous est accordé au fur et à mesure. C'est pourquoi saisissez toutes les occasions d'exercer votre foi à vous confier pour le moment présent. Même quand vous êtes surpris par le péché et que votre coeur est troublé, confessez votre péché comme demeurant néanmoins en Christ, implorant, malgré tout, les fruits de la communion. Et pourquoi ne pas entrer dans cette vie de communion constante à cet instant, tandis que vous lisez ces lignes ?

L’âme suit souvent le même chemin qu’Israël. Elle ne reconnaît d’abord que partiellement Jésus pour roi; or, le coeur partagé ne peut vaincre ses ennemis. Jésus est établi roi en Juda, l'endroit de la montagne sainte, c'est-à-dire dans l'intimité de l'âme; mais le territoire environnant, la vie journalière, est encore dirigé par la volonté propre et par d'autres puissances; aussi pas de vraie paix intérieure, ni de victoire sur des ennemis. Au début, le croyant, comme Israël, a bien désiré que Jésus régnât sur la vie entière; mais l'incrédulité l'a détourné et l'a privé de la puissance de Jésus pour l'affranchir de ses ennemis. Il a soif, cependant, de quelque chose de meilleur, mais sans plus oser l'espérer. La promesse se présente alors de nouveau avec le maintenant libérateur.

 

 

Etablissez-le maintenant; car l’Eternel a dit de lui : C'est par David, mon serviteur, que je délivrerai mon peuple d'Israël de la main des Philistins et de la main de tous ses ennemis.  Magnifique type de la promesse par laquelle l'âme est invitée à se confier en Jésus pour obtenir la victoire sur le péché, et une vie de complète communion. Le triomphe est certain; car la promesse était de Dieu . L'Eternel a dit. » Pour nous aussi le triomphe était, certain. (Luc 1:70-75.)  Il a suscité, comme il l'avait annoncé, un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent...selon le serment par lequel il avait juré de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice, tous les jours de notre vie. David régnant sur toute l'étendue du pays, conduisant un peuple uni et éclairé, de victoire en victoire, telle est l'image de ce que Jésus peut faire pour nous, dès que, par la foi dans la promesse de Dieu, tout lui est assujetti, notre vie entière lui est abandonnée pour être gardée dans sa communion. Etablissez-le maintenant ? dit Abner. Voici maintenant le temps favorable, voici le jour du salut, dit aussi l'apôtre. Quel que soit le moment présent que nous soyons préparés ou pris par surprise, maintenant est le temps favorable pour reconnaître Jésus roi sur notre vie, dans tous ses domaines.


Il faudra sans doute du temps pour que le Seigneur établisse son règne et mette tout en nous d'accord avec sa volonté, pour qu'il vainque les ennemis et tourne toutes nos forces à son service. Ce n'est pas l'oeuvre d’un instant. L'oeuvre d'un instant, de l'instant présent, c'est l'abandon de tout à Jésus, de notre être entier pour ne vivre qu'en lui. A mesure que la foi sera rendue, par l'exercice, plus forte et plus joyeuse, cette consécration peut devenir plus précise et plus éclairée; mais, en vain, attendrions-nous qu'elle le devint sans la pratique de la foi. Le seul moyen d'y arriver jamais est d'entrer immédiatement dans cette voie de complet abandon. « Etablissez-le maintenant, » Jé­sus est toujours prêt à répondre à tout acte de foi.

Commencez, et vous expérimenterez bien vite combien la bénédiction du moment pré­sent se reporte sur le suivant. Quelque insi­gnifiant qu'il paraisse, le moment présent n'est cependant rien moins que le commen­cement du moment toujours présent qui est le mystère et la gloire de l'éternité.

 

Andrew Murray



11/02/2014
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