Le petit mouton

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 Une jolie histoire pour les enfants

 

Il y a bien longtemps, il était une fois un petit mouton qui avait perdu ses compagnons. C'était un petit mouton qui était bien mignon, mais vous allez voir que son aventure montrait qu'il était un peu trop vagabond.

 

Ce matin-là, il avait fait très froid, un grand froid d'hiver venu avec le vent du nord ; et maman mouton qui aimait beaucoup son petit mouton avait gardé l'agneau dans sa laine bien au chaud. II n'est pas exagéré de dire que le petit s'était pelotonné près de sa mère. Si le soleil au moment de midi ne s'était pas mis à briller, sans doute que rien n'aurait été changé, et que toute la journée se serait ainsi passée.

 

Oui ! Mais voilà ! Quand le petit mouton leva le bout du nez et sentit sur son museau le soleil qui envoyait ses rayons, ce fut plus fort que lui, il fut pris de démangeaisons. Quel bonheur ! Petit mouton courrait, dansait, gambadait, sautait, sur un caillou, sur un autre, encore un autre, sur une pierre, une autre pierre plus haute, et encore une autre plus haute. Quel enthousiasme et quelle joie !

 

Maman mouton qui de temps en temps levait le menton lui dit : Tu sautes bien, petit mouton. Mais attention ! Ne va pas au-delà des buissons. Et pourquoi ? demanda le mouton. Plus loin, dit la maman, il y a le méchant loup, et il ne faudrait que le temps d'un clin d'oeil pour qu'il n'attrape un petit mouton. C'est toujours la même chanson pensa le mouton, toujours le même refrain : fais attention ! Reste à la maison. Vite, il repartit, contourna le buisson. Ce n'est pas qu'il cherchait la punition. Oh non ! Il voulait voir si vraiment le contour méritait l'accusation d'être toujours traité de polisson. Et le fanfaron monta sur la plus grosse pierre. L'énorme caillou était peut-être trop rond et un peu rendu lisse par la gelée, l'agneau glissa, re-glissa et tomba. Patatras ! Boum ! Boum ! et re-boum ! Le voilà au fond d'un grand trou.

 

Heureusement, il ne s'était pas brisé le cou, il avait juste un peu mal au genou. Et bien sûr, le petit mouton pleura, cria, mais la maman qui était tout là-haut, au-delà du buisson, n'entendait plus son petit car elle cherchait dans une autre direction. Alors, petit mouton crut qu'il était perdu. Dès que le vent faisait craquer les vieilles branches, il sursautait comme un poltron. Aussitôt, il fermait les yeux, mais dans sa tête, il voyait partout de gros méchants loups qui se dirigeaient vers son trou. Prenant le sentier qui montait en escalier, sans beaucoup de réflexion, il s'enfuit comme s'il avait peur de tout, même des bruits.

 

Combien de temps courut le petit mouton ? On ne sait plus. Fatigué, il avait mal aux pieds. Frigorifié et tout mouillé, il était désespéré. Cela faisait maintenant bien longtemps que le soleil avait retiré ses rayons. Il faisait noir, c'était la nuit. Et le petit se dit que tant pis, et il s'assit. Mais pendant que sanglotait petit mouton, car il était devenu bien grognon, voici que dans le ciel les anges chantaient des chansons. Tout étonné, notre mouton regarda et vit au loin des maisons. Comme il approchait de l'entrée du village, il entendit un berger qui s'écriait : Mais, c'est notre petit mouton ! Tu sais  disait-il à son ami celui qui était perdu, le voici revenu. L'homme qui conduisait son troupeau, laissa maman mouton consoler son agneau, puis il le prit sur son dos. Quand il entra dans l'étable, le mouton qui s'était endormi se réveilla. "Quelle drôle de bergerie" ! pensait l'agneau.

 

Beaucoup de bergers étaient là, le bâton à la main, qui parlaient, qui jouaient du pipeau et chantaient, qui racontaient, et un peu plus loin dans la chaleur du fond, un petit enfant en souriant dormait, avec son père et sa mère qui veillaient. Chaque berger donnait de l'histoire sa version. Chacun à son tour approchait, priait et s’émerveillait. Quand arriva le tour du berger qui avait retrouvé le petit mouton, il dit : Aujourd'hui, celui qui était perdu, grâce au ciel, est revenu. Cet enfant sera un grand berger. Avec lui, il n'y aura plus de brebis perdue. II fera paître toutes les nations. Son ami qui venait après lui ajouta en souriant : Un ange m'a dit qu’il sera comme l'agneau. Même quand il sera parti, il renaîtra dans la vie. Avec son ami, le berger repartit et le petit mouton avec lui. Et encore aujourd’hui en cette nuit, on dit ce qui s'en est suivi…

 

 

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14/12/2014
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