L'Eternel Dieu est ton refuge / Son plaisir en Dieu

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Dieu est pour nous un refuge et un appui

Un secours qui ne manque jamais dans la détresse (Psaume 46:2)

 

Le mot refuge peut être traduit par château, ou lieu de résidence, ce qui nous fait penser que Dieu est notre demeure, notre maison. Il y a plénitude et douceur dans la métaphore, car chère à nos coeurs est notre demeure, même si elle est la plus humble chaumière, ou la plus petite mansarde; et de loin plus cher est notre Dieu béni, en qui nous vivons, évoluons, et avons notre être. C’est à la maison que nous nous sentons en sécurité: nous fermons la porte au monde et demeurons dans une paix tranquille. Ainsi quand nous sommes avec notre Dieu nous ne craignons aucun mal. Il est notre refuge et notre retraite.

 

C’est à la maison que nous prenons notre repos, c’est là que nous trouvons le sommeil après la fatigue et le dur labeur de la journée. Ainsi nos coeurs trouvent le repos en Dieu, quand lassés par les conflits de la vie, nous nous tournons vers Lui, et notre âme demeure à l’aise. A la maison, aussi, nous trouvons du relâche pour nos coeurs, nous ne craignons pas d’être incompris, ni que nos paroles soient mal construites, mal interprétées. Ainsi quand nous sommes avec Dieu, nous pouvons communier librement avec Lui, livrant ouvertement tous nos désirs cachés; car si le secret du Seigneur est avec ceux qui le craignent, les secrets de ceux qui le craignent devraient être, et doivent être avec leur Seigneur.

 

La maison, c’est aussi le lieu de notre plus véritable et plus pur bonheur, et c’est en Dieu que nos coeurs trouvent leur plus profonde réjouissance. Nous avons en Lui la joie qui de loin surpasse toute autre joie. C’est aussi pour la maison que nous oeuvrons et travaillons. La pensée de ceci nous fortifie pour porter notre fardeau quotidien, et ranime les doigts pour accomplir la tâche, et sous cet aspect nous pouvons aussi dire que Dieu est notre maison. L’amour pour Lui nous fortifie. Nous pensons à Lui en la personne de son cher fils; et un simple regard sur le visage de souffrance du rédempteur nous contraint à oeuvrer pour sa cause. Nous sentons que nous devons travailler, car nous avons encore des frères à sauver, et nous avons aussi à réjouir le coeur de notre Père en ramenant à la maison des fils prodigues, ou errants; nous voulons fortifier avec une Sainte allégresse la famille sacrée au milieu de laquelle nous vivons. Heureux sont ceux qui ainsi ont le Dieu de Jacob pour refuge.

 

 

 

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Son plaisir en Dieu

 

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Voir son plaisir en Dieu est pour un homme une chose qui a comme effet de le transformer en l'élevant au-dessus des désirs naturels de sa nature déchue. C'est une douceur qui pénètre l'âme tout entière, en lui donnant des aspirations que le Seigneur seul peut sûrement satisfaire. Notre joie n'est-elle pas de penser que nos désirs peuvent être moulés sur les désirs de Dieu ? Désirer et nous occuper ensuite d'obtenir ce que nous désirons, voilà notre folie. Mais telle n'est pas la voie de Dieu, qui est de le chercher d'abord et d'attendre les autres choses ensuite.

 

Si nous laissons notre coeur se remplir de Dieu, jusqu'à ce qu'il déborde de bonheur, alors le Seigneur prendra soin que nous ne manquions d'aucune chose vraiment bonne. Au lieu d'aller chercher les plaisirs extérieurs, restons avec Dieu et buvons à la fontaine qu'il nous présente. Il peut faire pour nous plus que tous nos amis terrestres. Mieux vaut être tranquille et content avec Dieu seul, que de peiner et de s'agiter pour les chétives et mesquines bagatelles de la mode et du jour. Nous aurons peut-être pour un temps des désappointements; mais si nous sommes ainsi conduits plus près de Dieu, nous y trouverons un bien supérieur, qui nous assurera pour plus tard la satisfaction de tous nos justes désirs.

Il ne conteste pas sans cesse. Il ne garde pas sa colère à toujours  (Psaume 103:9).


Dieu devra quelquefois contester et reprendre de pauvres enfants égarés comme nous le sommes, sans quoi il ne serait pas un vrai Père. Les réprimandes font souffrir les coeurs sincères, car ils sentent alors combien profondément ils l'ont offensé, et combien réellement ils méritent son déplaisir. Nous qui savons ce que sont ses corrections, nous nous inclinons devant le Seigneur, en pleurant d'avoir attiré sa colère. Mais quel soulagement de penser que cette colère ne dure pas à toujours. Si nous nous repentons vraiment, et nous tournons à nouveau vers lui avec des coeurs brisés à cause du péché, décidés à rompre avec lui, il nous enverra aussitôt le sourire de sa face. Il ne prend point plaisir à diriger vers nous un front sévère, car il nous aime trop pour cela; et sa joie, c'est de nous rendre pleinement joyeux.

 

Cherchons donc sa face, sans nous désespérer, ni nous décourager. Aimons le Dieu qui nous reprend, car dans peu de temps nous pourrons chanter : Ta colère s'est détournée et tu m'as consolé. Arrière donc, tristes présages, noirs corbeaux qui troublez mon âme. Entrez, vous, colombes joyeuses, espoirs lumineux, souvenirs bénis ! Le Juge qui nous a fait grâce, autrefois, est maintenant le Père qui nous pardonne encore dans sa bonté, afin que nous puissions nous réjouir en son inaltérable amour et goûter sa tendresse infinie.

 

 

 

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10/11/2015
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