Le second mille

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Une réflexion pour 2018


Sans doute avez-vous été interpellé par cette parole de Jésus :

Si quelqu'un te force à faire un mille avec lui, fais-en deux (Matthieu 5.41).



C'était une loi dans l'empire romain : tout soldat en pays occupé avait le droit d'obliger un quelconque citoyen à l'accompagner sur une distance d'un mille (1.480 mètres) en portant son bagage. Pour le Juif patriote, cette corvée était fort désagréable Il ne pouvait faire autrement que d'obéir, car il savait que toute résistance à l'ordre établi mettrait sa vie en danger. Alors, il emboîtait le pas au soldat romain, tête baissée et visage renfrogné, sans rien dire, bien décidé à ne pas faire un pas de plus que le parcours exigé par la loi.

Imaginons que, ayant parcouru le mille, il ait dit à celui qui avait requis son service :
Veux-tu me permettre de t'aider encore un peu ?...

Je ferais bien un mille de plus pour te rendre service.

Grande aurait été la stupéfaction du soldat, et le climat entre eux aurait été tout différent.

 

Marchant côte à côte, le militaire romain aurait questionné :
Mais pourquoi fais-tu ainsi ? ça ne s'est jamais vu depuis que je suis en Judée.
C'est parce que je suis un disciple de Jésus de Nazareth. Lui, Il a fait plus que le second mille en venant parmi nous. J'étais un misérable pécheur, et il m'a pardonné mes péchés; j'étais infirme et il m'a rendu l'usage de mes jambes. Alors je veux lui obéir, car c'est lui qui nous a dit d'agir ainsi.

Peut-être ce soldat romain aurait-il eu le désir de faire connaissance de ce Maître, Jésus, si différent des autres ? Qui sait si, dans ce simple acte d'obéissance, cet humble disciple n'aurait pas été le moyen de sauver l'un de ces "perdus" pour lesquels le Fils de Dieu est venu du Ciel ? Et nous, qui connaissons la Bible depuis plus ou moins longtemps, nous sommes-nous jamais arrêtés au sens profond de ce commandement de Jésus ?

Si nous travaillons aux ordres d'un patron dur et exigeant, est-ce que nous avons appris à faire ce "second mille" lorsqu'il nous a imposé une tâche supplémentaire inattendue ? Et si tel d'entre nous, est au service d'une personne au caractère acariâtre qui, au terme d'une journée bien remplie, réclame un service en dehors du programme inhabituel, va-t-elle faire ce "second mille" avec le sourire, pour l'amour de Jésus ? Ou alors, avec un visage maussade ?

Transposons cela à d'autres situations de notre vie courante, vis-à-vis de voisins pas faciles à vivre, d'un conjoint pénible. Notre attitude sera le critère de notre état spirituel.Il est facile de se comporter en bon disciple de Jésus quand nous sommes au culte, mais dans la vie de tous les jours, dans la vie de famille, à l'atelier ou au bureau, on se comporte souvent comme un païen désagréable.

Permettons au Saint-Esprit de mettre le doigt sur la plaie de notre coeur et de nous conduire à être prêt à faire le "second mille" avec qui que ce soit pour l'amour du Sauveur. Lui, Jésus, n'a-t-il pas fait infiniment plus que le "second mille" en venant sur la terre pour mourir sur la Croix en portant tous nos péchés ?

Que le Seigneur nous donne la sagesse pour savoir dans quelles circonstances nous devons agir de la sorte ! Que tout soit conduit par son Esprit ! Etre disciple de Jésus, c'est agir selon son conseil.

 

 

 Pasteur Lucien Clerc

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28/12/2017
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