Mon coeur est comme de la cire / Attendre sans courir

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Notre Seigneur béni a expérimenté un terrible naufrage et le déchirement de son âme. L’esprit de l’homme est son soutien dans son infirmité, mais un esprit abattu qui le soutiendra ? Une profonde dépression de l’esprit est la plus douloureuse des épreuves; toutes autres choses ne sont vraiment rien en comparaison. La souffrance du Sauveur est une force puissante pour crier à Dieu, "ne t’éloigne pas de moi" car à tout moment l’homme a besoin de son Dieu quand son coeur est brisé au dedans de lui à cause de son pesant fardeau. Croyant approche-toi de la Croix ce matin, et humblement adore le Roi de Gloire comme ayant jadis été beaucoup plus loin dans le désarroi, dans la détresse mentale et l’angoisse de son être intérieur, que quiconque parmi nous; et découvre chez lui le souverain sacrificateur fidèle, qui peut compatir à nos infirmités.
 
Que ceux qui parmi nous souffriraient d’un sentiment de retrait de la présence de l’amour du Père, puissent entrer en étroite et intime communion avec Jésus. Que nous ne donnions point accès au désespoir, puisque dans ce noir passage notre Maître est passé avant nous. Nos âmes peuvent quelquefois soupirer et défaillir, et avoir soif jusqu’à l’angoisse, pour contempler la lumière sur la face du Seigneur. A une telle heure de combat demeurons dans la douce assurance que la sympathie de notre grand souverain sacrificateur nous sera bientôt accordée. Nos gouttes de chagrin peuvent bien être oubliées dans l’océan de ses souffrances; mais combien notre amour devrait naître en nous et monter vers Lui.
 
Entre, Ô amour puissant et profond de Jésus, comme la mer au temps des marées de vives eaux, couvre toutes mes forces, que tous mes péchés soient noyés, lave-moi de tous mes soucis, soulève mon âme liée par le terrestre, et fait-la flotter jusqu’aux pieds de mon Seigneur. Et que là je demeure, comme une pauvre coquille brisée, lavée par son amour, une coquille sans vertu ni valeur, m’aventurant seulement à lui chuchoter que s’Il veut mettre son oreille sur moi, il entendra au dedans de mon coeur de faibles échos des vagues immenses de son propre amour qui m’a transporté là où je puise mes délices.
 
 
 
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Attendre sans courir

 

 

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Attitude bénie ! Attendre patiemment et en comptant uniquement sur lui. Que ce soit notre position dans cette journée, et chaque jour. L'attendre pendant notre temps de loisir et notre temps de service, l'attendre dans la prière et dans la joie. Cette attente, quand elle part du fond même de l'âme, est l'attitude vraie et sûre de la créature devant son Créateur, du serviteur devant son Maître, de l'enfant devant son Père. Nous ne nous permettrons pas de rien dicter à notre Dieu, ni de nous plaindre de lui. Nous n'admettrons ni impertinence, ni défiance à son égard. Nous n'oserons pas aller plus vite que lui, ni chercher le secours des autres, ce n'est pas là s'attendre à Dieu. Dieu et Dieu seul est l'attente de nos coeurs.

Assurance bénie ! C'est de lui que vient la délivrance, et de lui seul. Il en aura toute la gloire, car lui seul peut l'opérer. Il nous délivrera du doute, de la souffrance, de la calomnie, de la détresse. Lors même que nous ne verrions encore aucun signe de cette délivrance, il nous suffit d'attendre la volonté de Dieu, car nous n'avons aucun doute sur son amour et sa fidélité. Son oeuvre sera sûre et ne se fera pas attendre, et nous le louerons pour sa miséricorde...
 
À toi, Seigneur, à toi seul nos louanges
Dès le matin, ô Père, à toi ce jour
Nous unissons nos voix au choeur des anges
Pour exalter ton grand amour
Retentissez, ô sublimes cantiques
Que vos accents s'envolent, magnifiques
Vers les parvis du céleste séjour
 
 
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25/03/2014
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