Demeurez dans l'amour de Jésus

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Avant de nous inviter à demeurer dans son amour, le Sauveur nous enseigne ce qu'est cet amour. Ce qu'il nous en dit est bien pro­pre à gagner nos coeurs et à éloigner toute pensée de résistance.

Comme le Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés.  Dieu est amour. L'amour n'est pas un de ses attributs, il est l'essence même de sa nature le centre de toutes ses perfections. L’amour a besoin d'un objet sur lequel il puisse s'exercer ; c'est pourquoi Dieu a un Fils, et au sujet de ce Fils, il dit : Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis toute mon affection. Cet amour du Père est une divine passion, un feu brûlant, intense, éternel, n'ayant qu'un objet, qu'une joie : le Fils unique. Quand nous considérons tous les attributs de Dieu, son éternité, sa perfection, son immensité, sa majesté, sa toute-puissance, qui sont le rayonnement de la gloire de son amour, nous n'avons encore qu'une idée bien faible de cet « amour qui surpasse toute connaissance. » Et pourtant l'amour de Dieu pour son Fils est placé devant nous comme le miroir où nous pouvons contempler celui de Jésus pour le pécheur. Jésus, lui aussi, met toute son affection dans ses rachetés.

Son amour est éternel. Déjà avant la fondation du monde, nous dit la Bible, Dieu avait établi Christ pour être Chef de l'Eglise, qui serait son corps et dans lequel sa gloire serait manifestée d'éternité en éternité. Christ a aimé d'avance ceux qui lui avaient été donnés par le Père, et quand il parut et dit à ses disciples : Comme mon Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés,  il ne parlait pas d'un amour terrestre et temporaire, mais éternel :  Je t'aime d'un amour éternel. (Jérémie 31:3)

Son amour est parfait.  Le Père aime le Fils et lui a remis toutes choses. Jésus aime les siens de la même manière; tout ce qu'il a nous appartient. Il a sacrifié son trône et sa couronne ; il a donné sa vie et son sang; sa justice, son Esprit, sa gloire, son trône même, tout, est à nous. Et c'est dans cet amour sans réserve qu'il nous invite à demeurer tous les jours de notre vie.

Son amour est doux et tendre. L'amour du Père pour le Fils se comprend ; car, dans le Fils, tout en est digne. Mais nous ne pouvons nous expliquer celui de Christ pour nous quand nous ne voyons en nous que péché et que nous nous sentons indignes même de rencontrer son regard. Comment l'amour du Père, exercé dans le sein de la vie divine et de ses perfections, peut-il être comparé à celui qui a pour objet des pécheurs ? Peut-il lui être semblable ? Oui, la nature de l'amour est toujours la même, quoique son objet diffère. Christ ne peut aimer autrement que son Père, et notre misère ne sert qu'à manifester avec plus d'éclat la beauté de cet amour. Il s'abaisse jusqu'à notre faiblesse, il supporte nos lenteurs, nos craintes et nos folies, avec une patience et une douceur infinies. C'est l'amour du Père pour le Fils, embelli, glorifié par la miséricorde et la compassion. Son amour enfin est invariable. Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde il manifesta son amour jusqu'à la fin.

 

Quand les montagnes s'éloigneraient, quand les collines chancelleraient,

mon amour ne s'éloignera point de toi (Esaie 54:10)

Je ne t'abandonnerai point que je n'aie fait ce que je t'ai dit,  (Genèse 28:15)


telles sont les promesses avec lesquelles il entreprend son oeuvre dans notre âme. Et puisque notre misère est précisément ce qui nous a d'abord valu cet amour, le péché par lequel nous l'affligeons constamment, qui pourrait nous rendre craintifs et nous faire douter, n'est qu'une raison de plus pour lui de nous aimer. 
Et maintenant cet amour nous donne le motif, la mesure et le moyen de l'abandon de nous-mêmes à Christ.

Le motif : Cet amour ne nous presse-t-il pas de rendre enfin les armes et de demeurer en Celui qui nous a aimés de toute éternité, qui a quitté la gloire éternelle pour s'offrir sur la croix, et qui, dans le ciel, intercède, plaide et prie constamment pour nous ?

La mesure : Jésus s'est donné tout entier ; pouvons-nous hésiter à nous livrer entièrement ? quel sacrifice pourrait nous coûter en face de son grand sacrifice ? S'il nous réclame tout, entiers, c'est pour nous remplir plus complètement de son amour ; tout ce que nous abandonnons nous est compensé au cen­tuple déjà dans cette vie. Oh puissions-nous comprendre les richesses infinies et les trésors de joie que tient en réserve pour nous cet « amour dont la largeur, la longueur, la pro­fondeur et la hauteur surpassent toute connaissance, » afin de profiter du privilège qui nous est offert.

Le moyen : Si nous avons encore des dou­tes sur la possibilité de demeurer dans cet amour, cet amour même nous fournit le moyen de le faire; la foi en cet amour suffit pour nous en rendre capables. Si nous le croyons réellement divin, puissant, intense comme celui du Père pour le Fils, nous comp­terons sur son efficacité pour nous garder, pour triompher de notre faiblesse et de notre péché. C'est là tout ce que Dieu demande de nous ; il nous a créés libres et ne veut pas nous imposer ses bénédictions ; il n'attend que notre consentement et, pour gage de notre acquiescement, il se contente, dans sa bonté de la foi par laquelle nous nous remet­tons à son amour.

 

Andrew Murray

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31/01/2014
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