Le Seigneur de la moisson / Un bouquet de myrrhe

 

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Tout au long de l’année, à chaque heure de chaque jour, Dieu nous bénit richement; aussi bien lorsque nous dormons que lorsque nous nous réveillons sa miséricorde est sur nous. Le soleil peut nous laisser un héritage de ténèbres, mais notre Dieu ne cesse jamais de briller sur ses enfants avec des rayons d’amour. Comme un fleuve, sa charité coule en permanence, avec une plénitude inépuisable qui est sa propre nature. Comme l’atmosphère qui entoure constamment la terre, et qui est toujours prête à entretenir la vie de l’homme, la bienveillance de Dieu entoure toutes ses créatures; en lui elles sont dans leur élément, elles vivent, se déplacent, et possèdent leur existence.

Cependant, comme le soleil de l’été nous réchauffe avec des rayons plus chauds et plus vifs qu’à tout autre moment, comme les rivières sont à certaines saisons enflées par la pluie, et comme l’atmosphère elle-même est quelquefois empreinte de plus de fraîcheur, que l’air est plus vivifiant, ainsi en est-il avec la miséricorde de Dieu; il a ses heures d’or; ses jours de débordement, quand le Seigneur magnifie sa grâce devant les fils des hommes. Parmi les sources de bénédictions ici-bas, les jours joyeux de la moisson sont une saison spéciale d’excessive faveur. C’est la gloire de l’automne où les dons mûris de la providence sont alors abondamment donnés; c’est la pleine saison de la réalisation, alors qu’avant, tout n’était qu’espérance et attente. Grande est la joie de la moisson.

Heureux sont les moissonneurs qui remplissent leurs bras grâce à la libéralité du ciel. Le Psalmiste nous dit que la moisson est le couronnement de l’année. Il est certain que ces miséricordes suprêmes appellent de suprêmes actions de grâces ! Rendons-les par les émotions intimes de notre gratitude. Que nos coeurs soient ardents; que nos esprits se souviennent, méditent, et pensent à cette bonté du Seigneur. Que nous puissions le louer avec nos lèvres, louer et glorifier son nom, car c’est de lui que toute cette bonté nous vient. Glorifions Dieu qui nous donne tous nos dons pour servir sa cause. Une preuve pratique de notre gratitude serait une offrande spéciale d’actions de grâces au Seigneur de la moisson.

 

 

 

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Un bouquet de myrrhe

 

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Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe (Cantique 1:13)

 

La myrrhe peut bien être choisie comme le type de Jésus pour désigner sa préciosité, son parfum, sa gentillesse, son don de guérison, ses qualités bienfaisantes au plus haut degré, sa relation avec le sacrifice. Mais pourquoi est-il comparé à un bouquet de myrrhe? D’abord pour la plénitude il n’est pas seulement une goutte, il est un plein écrin. Il n’est pas une brindille de fleur, mais un bouquet serré. En Christ il y a suffisamment pour satisfaire toutes nos nécessités; que je le serve donc avec empressement. Notre bien aimé est aussi comparé à un bouquet pour sa variété: car nous avons en Christ non seulement la chose dont nous avons besoin, mais "en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité." En lui nous avons tout pleinement.

Prenez Jésus dans ses différents caractères, et vous verrez une merveilleuse variété: prophète, sacrificateur, Roi, mari, ami, berger. Considérez-le dans sa vie, sa mort, sa résurrection, son ascension, son second avènement. Un coup d’oeil sur sa vertu: gentillesse, courage, abnégation, amour, fidélité, vérité, justice. Partout il est un bouquet précieux. Il est un bouquet de myrrhe, non pour en faire un simple bouquet, mais la myrrhe qui doit être conservée dans un écrin. Nous devons l’évaluer comme étant notre plus grand trésor; nous devons accorder beaucoup de prix à ses paroles et à ses ordonnances; nous devons tenir nos pensées de lui, notre connaissance de lui comme étant précieuse, de peur que le diable ne nous vole quelque chose. De plus Jésus est un bouquet de myrrhe pour la spécialité. L’emblème révèle l’idée de distinction, de grâce judicieuse. Bien avant la fondation du monde, il était mis à part pour son peuple et il accorde son parfum seulement à ceux qui comprennent comment entrer en communion avec lui, pour être en étroite relation avec lui. Oh! peuple béni que le Seigneur a admis dans son conseil secret, et pour qui il s’est lui même mis à part. Oh! qu’ils sont heureux ceux qui peuvent dire: Il est pour moi un bouquet de myrrhe.

 

 

 

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21/11/2012
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