Comment Kelly perdit la voix

 

 Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi  car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.

Matthieu 19:14

 


 

Une jolie histoire pour les enfants

 

Kelly était une petite fille de sept ans à peine lorsque quelque chose de terrible lui arriva. C’était une fillette intelligente, et sa maman était fière de ses progrès à l’école. Mais Kelly avait un vilain défaut, elle voulait toujours en faire à sa tête, quoi que sa maman lui dise. Parfois, elle disait : oui, maman, mais elle faisait tout de même ce qu’elle voulait. Un jour, il y eut une discussion sur le chemin que Kelly devait prendre pour aller à l’école. Maman voulait qu’elle suive certaines rues, et Kelly voulait s’y rendre autrement.

Ma chérie, dit maman un matin, j’aimerais bien que tu ne prennes pas ce raccourci par les petites rues. Il y a par là des garçons qui se bagarrent tout le temps, et je ne voudrais pas qu’il t’arrive quelque chose. Je t’en prie, suis les rues principales, et tout ira bien...

Mais maman, plaida Kelly, il ne se passe rien dans ces petites rues. Je les ai souvent regardées, et elles étaient presque toujours vides. Je gagnerais tellement de temps si je pouvais les prendre pour aller à l’école. Tu ne gagnerais pas plus de cinq minutes, dit maman, et je préfère que tu prennes un peu plus de temps mais qu’il ne t’arrive rien... Eh bien ! moi je ne vois pas pourquoi !...Peut être, dit maman, mais je veux que tu m’obéisses, tu iras à l’école par les rues principales.

Kelly, boudeuse, partit pour l’école. Et parce que les paroles de maman résonnaient encore à ses oreilles, elle ne prit pas le raccourci pour se rendre à l’école. Pourtant, l’après midi, en rentrant, elle se prit a penser que c’était elle qui avait raison, et non sa mère. Je ne vois pas pourquoi maman ne veut pas que je prenne le raccourci, se dit elle. Maman ne comprend vraiment rien. Si elle était comme moi fatiguée et affamée, elle prendrait le raccourci, j’en suis sûre.

C’est ainsi que Kelly raisonna, jusqu'à ce qu’elle se sente convaincue d’être parfaitement dans son droit en prenant le raccourci cet après midi. Il n’y avait presque personne dans les petites rues, et, se sentant vraiment satisfaite de sa petite personne, Kelly arriva à la maison sans encombre. Mais elle ne dit pas à maman comment elle était entrée. L’après midi suivant, il en fut de même, ainsi que le suivant et celui d’après. Quelquefois, Kelly souriait toute seule en pensant que maman avait peur des petites rues. Elle ne les connaît pas, pensait-elle. Mais elle ne raconta tout de même pas à sa mère ce qu’elle faisait.

Puis, un après midi, les choses se gâtèrent, juste comme maman l’avait prévu. En rentrant à la maison, Kelly remarqua ce jour là un groupe de garçons devant une confiserie. Ils jouaient gaiement, et Kelly n’y regarda pas à deux fois en tout cas jusqu’a ce qu’elle arrive assez près pour les voir plus clairement. Puis elle vit qu’ils jouaient au ballon d’une façon assez brutale. A la place du ballon, ils se lançaient de vieilles boîtes de conserves, des choux pourris, des tomates, tout ce qu’ils pouvaient trouver. Soudain, ils aperçurent Kelly, qui venait de traverser la rue par précaution...Touchez-la ! crièrent-ils.

Et ils se mirent à lui lancer n’importe quoi de toutes leurs forces. Kelly se mit à courir. Mais les garçons étaient tout aussi rapides. Ils la poursuivirent le long de la rue comme une meute de loups, chacun lui lançant ce qui lui tombait sous la main. La pauvre petite Kelly ne pouvait leur échapper, et bientôt sa jolie robe n’eut plus ni forme ni couleur ! Evidement, personne ne voulait vraiment lui faire du mal, mais soudain, elle poussa un cri, se serra la gorge à deux mains, et tomba dans la rue. Les garçons se pressèrent autour d’elle, se demandant ce qui était arrivé. Sa gorge est en sang, dit l’un des plus grands. Quelqu’un a dû jeter une pierre. C’était bien ce qui s’était passé, mais personne ne voulait s’accuser, et après tout, à quoi cela servirait il ? Le mal était fait. Ils voulurent faire dire à Kelly ce qui n’allait pas, mais elle ne répondit rien. Elle en était incapable. C’est alors que les garçons furent vraiment pris de panique, et l’un d’eux courut chercher un agent de police. Celui-ci prit Kelly dans ses bras et l’emporta chez elle.


Kelly ! Que se passe-t-il ? cria maman...Kelly ne put articuler un mot.

Maman, sans cesser de lui parler, l'emmena dans la maison et lui baigna la gorge ; mais Kelly ne dit rien. Elle essayait de parler, mais elle n’y arrivait pas. Maman fut prise de peur et l’emmena chez le médecin. Celui-ci examina la petite fille et dit que la pierre avait frappé ses cordes vocales et qu’elle ne pourrait peut-être plus jamais parler. Quelques jours plus tard, ils allèrent voir un spécialiste, et il répéta la même chose que le médecin. En sortant de son bureau, papa, maman et Kelly avaient le cœur brisé. Kelly ne pourrait plus jamais parler ? Vous étonnez-vous d’apprendre que lorsqu’elle était seule, la maman pleurait toutes les larmes de son corps ? Et Kelly pensait si souvent à quel point elle s’était montrée stupide en ne suivant pas les conseils de sa mère. Quel prix elle devait payer pour sa désobéissance !

Des mois passèrent. La blessure de Kelly guérit, mais elle ne pouvait toujours pas parler. Puis un jour, on frappa à la porte. Maman alla ouvrir se trouva en face d’un homme qui vendait des livres...Non, dit-elle, pas aujourd’hui. Je vous remercie...Mais ce sont des livres pour enfants, dit-il, vous avez peut-être un petit garçon ou une petite fille…Alors maman pensa à Kelly et invita l’homme à entrer. Dès que l’homme vit Kelly, il sortit Les belles histoires de la Bible et se mit à en parler. Il demanda à Kelly ce qu’elle pensait des images, mais il n’y eut pas de réponse. Surpris, il se tourna vers la maman, qui se contenta de mettre son doigt sur ses lèvres et de secouer tristement la tête...


- Oh ! je suis désolé, dit l’homme. Je ne comprenais pas. Il n’y a pas d’espoir ?
- Non, dit maman, aucun espoir.
- Il y a quelqu’un d’autre qui pourrait vous venir en aide, dit l’homme.
- Qui ? demanda vivement maman.
- Le grand médecin. Vous êtes-vous adressés à Jésus ?
- Non, dit maman, en baissant la tête.
- Cela vous ennuierait-il que je m’adresse à lui ? demanda l’homme.
- Non, bien sûr que non, dit maman, faite comme vous voulez.

Alors l’étranger s’agenouilla à côté de Kelly et pria, très simplement, pour que Jésus, dans son grand amour, la guérisse et lui rende sa voix. Puis il se releva et dit au revoir, promettant d’apporter lui-même les livres que maman avait commandés. Une surprise l’attendait lorsqu’il revint une semaine plus tard.

En s’approchant de la maison de Kelly, il vit une petite fille courir à sa rencontre. Nous sommes si contents que vous soyez venu ! s’écria-t-elle en lui prenant la main. Nous vous avons attendu toute la semaine.
Ma chère petite ! s’exclama-t-il. Est-ce que je t’entends vraiment parler ?
Oh ! oui ! oui ! C’est arrivé juste après votre départ. J’ai couru après vous pour vous le dire, mais vous étiez déjà trop loin.

Il y eut des larmes dans tous les yeux lorsqu’ils parlèrent de ce qui s’était passé et remercièrent, celui qui aime tant les enfants de ce qu’il avait fait pour Kelly.

 

 

 

Monika F.M

 

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22/11/2012
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